La saccharine a plus de cent ans d'histoire derrière elle. C'est sans doute l'un des additifs alimentaires qui a été étudié dans tous ses détails.
En 1977, la sécurité d'emploi de la saccharine a été remise en question par une étude animale canadienne. En effet, des tumeurs de la vessie survenaient chez le rat mâle suite à la consommation de saccharine. La dose administrée aux rats dans leur nourriture était toutefois extrêmement forte. Extrapolée à l'homme, elle correspondait à environ 750 bouteilles de boisson sucrée avec cet édulcorant ou 10'000 comprimés d'édulcorant par jour.
Toutes les expérimentations scientifiques, réalisées depuis lors, montrent que cet effet ne s'est produit que chez des rats mâles auxquels on avait fait ingérer d'extrêmement fortes doses de saccharine. La sécurité de la saccharine pour l'homme dans le cadre de sa consommation habituelle a, cependant, été confirmée.
Plus de 20 études chez l'homme, dont le plus grand travail jamais entrepris aux Etats-Unis sur le cancer de la vessie, n'ont mis en évidence aucun lien de causalité entre la prise de saccharine et l'apparition d'un cancer.
En 1969, le cyclamate s'est vu interdit aux USA et en Angleterre sur la base d'un essai très contesté chez l'animal. Des rats ayant reçu une dose de cyclamate extrêmement élevée avaient développé des tumeurs. Une série d'autres pays a restreint l'usage du cyclamate.
Depuis, près de 75 études sur le cyclamate ont été effectuées et ont confirmé sa sécurité pour l'homme.
Après examen de l'ensemble des connaissances scientifiques, le "Cancer Assessment Committee" de la Food and Drug Administration (FDA) américaine est parvenu, en 1984, à la conclusion que le cyclamate n'était pas cancérigène. Ce constat a été confirmé par la "US National Academy of Sciences" à l'occasion d'un examen indépendant du rapport en 1985.
De nouveaux travaux ont conduit un grand nombre d'autorités législatives soit à approuver le cyclamate soit à étendre son domaine d'application à des catégories supplémentaires de produits alimentaires (ceci, entre autres dans les pays de l'Union Européenne et en Israël).
L'aspartame a été étudié à l'échelle mondiale et trouvé sûr par le Comité Scientifique pour l'Alimentation (SCF) de la Commission Européenne, le comité d'experts commun pour les additifs alimentaires (JECFA) de l'OMS et de la FAO, l'autorité de santé des Etats-Unis FDA ainsi que plus de 90 instances nationales en charge de la délivrance d'autorisations de mise sur le marché.
Dans les états de l'Union Européenne, l'aspartame a été
autorisé à la vente par la Directive 94/35/CE du Parlement Européen
et du Conseil en date du 30 juin 1994
Pour d'autres informations concernant la sécurité de l'aspartame,
cliquez ici : www.isabru.org
Dans de nombreuses études scientifiques de sécurité d'emploi, on n'a pu constater aucune répercussion défavorable.
Après soumission d'autres études de sécurité, le comité JEFCA a même relevé à 15 mg par kilo de poids corporel et par jour la DJA pour l'acésulfame-K.
Entretemps, l'acésulfame-K a été autorisé dans plus de 70 pays du monde entier.
Dans les Etats de l'Union Européenne, l'acésulfame-K est autorisé conformément à la Directive 94/35 CE en vue de son emploi dans 43 catégories de produits alimentaires et comme édulcorant de table.