Dilemme dans les sucres
Si les édulcorants artificiels et les alternatives au sucre ont la
cote actuellement, les produits à la saveur moins sucrée ne
passent que très rarement les tests imposés par le marketing.D’un
point de vue santé,ils représenteraient à n’en
pas douter la meilleure solution.
Le fructose,longtemps considéré comme le sucre des diabétiques, est maintenant remis en ques- tion. Une consommation trop élevée de fructose dans les produits finis peut augmenter le risque de maladies coronariennes. En fait, selon la pyramide alimentaire, une portion quotidienne de produits sucrés est acceptable. La Société suisse de nutrition souhaite également que les fabricants mettent sur le marché des produits au goût moins sucré.
Au sujet de la santé des dents, les produits marqués du signe d’une dent doivent répondre à un large spectre de critères. Ils ne contiendront pas de sucre, mais pas non plus d’amidon, par exemple, qui peut fermenter et attaquer les dents. Un tel produit ne doit être ni cariogène, ni érodant et des études scientifiques doivent le prouver. Des controverses scientifiques existent sur la question de la stimulation de l’appétit par la consommation de produits sucrés. Dans certains cas, la production d’insuline est stimulée ce qui ouvre l’appétit, dans d’autres pas.
Les feuilles de la plante stevia sont très utilisées au Japon
pour leur pouvoir sucrant, 300 fois plus que le saccharose. Si on trouve
en Suisse des feuilles de cette plante en pharmacie, dans certains mélanges
de tisanes, elle ne peut pas être vendue de façon isolée.
Si elle est utilisée en Asie depuis des décennies,elle n’a
encore reçu aucune autorisation en Europe, des essais sont actuellement
en cours. L’influence du lobby du sucre est discutée. (gb)
Zeitungstitel : Alimenta
Ausgabedatum : 2008
SANTÉ • La prévalence de la maladie en hausse
Les quiproquos, les mythes, les erreurs et les préjugés se sont accumulés
à propos de la nourriture et de la boisson.
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Tabula 3/2007 Septembre 2007